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Compostage partagé : une solution collective pour valoriser vos biodéchets !

On parle de compostage partagé pour qualifier toutes les opérations de compostage en pied d’immeuble, quartier, village, hameau dans lesquelles les habitants prennent en charge tout ou partie de l’installation et de la gestion de leur site.

La gestion in situ des déchets évite des coûts de transport et de traitement à la collectivité et permet de créer du lien entre habitants d’un immeuble ou d’un quartier.

 

Rappel de la réglementation

La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) du 10 février 2020 impose le tri à la source des biodéchets à tous depuis le 1er janvier 2024. 

Les collectivités en charge de la collecte des déchets peuvent : 

  • mettre une place une collecte spécifique avec traitement en plateforme de compostage ou en méthanisation,

        et / ou

  • développer une gestion de proximité par le compostage. 

Choix des élus de la CCPO

La CCPO a opté pour une gestion de proximité des biodéchets pour 2 raisons : 

  • la pratique du compostage est déjà ancrée dans notre territoire de nature rurale. Les écoles du territoire ont notamment toutes été sensibilisées sur les questions du gaspillage alimentaire et du compostage. 
  • une collecte dédiée représenterait des dépenses supplémentaires non négligeables. 

Ainsi, en 2026 et 2027 des sites de compostage collectif sur l’espace public et partagés entre habitants vont être mis en place dans les communes du territoire. 

Intérêts du compostage collectif

Le compostage partagé présente de nombreux avantages : 

  • de réduire la taille de la poubelle des déchets ménagers résiduels,
  • de ne plus envoyer des déchets composés principalement d’eau dans une unité de valorisation énergétique où ils seront brûlés,
  • de participer à la démarche sans avoir à gérer son propre composteur dans son jardin,
  • e valoriser localement le compost produit dans son jardin ou les espaces communs,
  • de créer une dynamique citoyenne : les habitants deviennent acteurs de la gestion des déchets et de la transition écologique,
  • de créer du lien social et de la convivialité en fédérant des habitants autour d’un projet collectif. 

Comment ça fonctionne un site de compostage collectif ?

  1. L’habitant dépose ses épluchures et ses restes alimentaires dans le bac d’apport (un seau de stockage sera fourni gratuitement).
  2. Il étale la matière déposée grâce à la griffe mise à disposition.
  3. Il recouvre son apport par un volume équivalant de matière sèche (broyat de branches, feuilles mortes). 

Des personnes volontaires et des agents techniques seront en charge de vérifier régulièrement qu’il n’y a pas de problème (mauvais déchets déposés, bac de matière sèche vide). Ils s’occuperont également de transférer dans le bac de maturation le contenu du bac d’apport quand il sera plein. 

Ces personnes sont des référents de site. Une formation spécifique leur sera faite. 

Le référent de site

Le référent de site s'engage à  : 

- passer une fois par semaine, 5 à 10 minutes pour brasser le contenu des bacs, ajouter si besoin des matières sèches et veiller à ce qu’il n’y ait pas d’erreurs de tri,

- répondre aux éventuelles questions des apporteurs, 

- participer au transfert du bac d’apport 1 fois tous les 3 à 4 mois,

- relayer les éventuels problèmes à la CCPO. 

 

La CCPO prendra en charge la formation (1 journée) des référents.

Pour créer du lien autour de cette thématique, des rencontres seront organisées entre les référents de site du territoire.

 

11/06/26 : 1ère session de formation de référents de site réalisée par Biocyclade, organisme de formation chartée ADEME.  Sont présents : des habitants, des agents des services techniques de communes et même le maire d'une commune. 

Quels déchets composter ?

Tous les déchets de cuisine et de table !

Quelques exemples : épluchures (même les agrumes), restes de fruits ou légumes abîmés, restes de viande et os, marc de café, restes de repas (même les restes de salade avec vinaigrette), 

 

Attention : les déchets verts de jardin doivent eux être réutilisés directement au jardin ou déposés en déchèterie. Ils sont interdis dans les sites de compostage partagé. 

Idées reçues du compostage

#1 Ça sent mauvais !

► FAUX ! Un compost équilibré et suffisamment aéré ne dégage aucune odeur.

 

Pour un compost sans odeur, il faut équilibrer les apports entre les matières azotées, tassées et humides (épluchures, fruits et légumes abîmés…) et les matières carbonées, sèches et brunes (d’où le bac de broyat qui sera mis à disposition).

#2 On ne peut pas mettre les agrumes ! 

► FAUX ! Les agrumes sont certes acides mais ils se compostent sans problème.

#3 Ça attire les rats ! 

► FAUX ! Un composteur  pourrait sembler être  un garde-manger idéal pour les rats qui sont omnivores.

Toutefois, ce sont des animaux qui n’aiment pas être dérangés. Le bac d’apport sera régulièrement brassé par les référents de site ce qui empêchera d’éventuels rongeurs de s’installer. 

Par ailleurs, la CCPO a choisi d’installer un modèle de composteur équipé de grilles anti-rongeurs. 

Les 1ers sites sur le Pays d'Othe

Les 1ers sites seront mis en place avant la période estivale dans les communes de : Neuville-sur-Vanne, Chennegy et Maraye-en-Othe.

La CCPO profite du déploiement de ces sites pour renouveler les bacs dans l'école de Saint-Benoist-sur-Vanne et l'école/centre de loisirs d'Aix-en-Othe. 

Un marché et des subventions

La CCPO a lancé un marché pour le déploiement des sites de compostage partagé et leur pérennisation fin 2025. 

Le titulaire retenu est e-graine Grand Est, association ancrée dans le territoire. 

Le projet dans son intégralité (achat de broyeurs, déploiement et matériel des sites de compostage, formation des référents) est soutenu dans le cadre du Fonds Vert.